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  • Naïm 12:21 pm on September 25, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: Ecoconstruction, Luxembourg, Pétrole, RTL   

    Voyage initiatique au Luxembourg 

    Fin juillet 2009, Nicolas, Thibaut, Thomas et Naïm sont invités à participer au Marathon de Cabanes organisé par la municipalité de Munhaüsen au Luxembourg.

    Au milieu de bûcherons, chasseurs, charpentier producteurs d’habitations en bois, PLB propose une cabane en matériaux issus de l’exploitation du pétrole : isolant plastique et colle. Matériaux dont l’origine est la décomposition du bois :

    “Ce que la forêt nous a donné, nous le lui rendons : le pétrole”

    Dans la voiture qui nous menait au Luxembourg nous nous posions la question : “c’est quoi l’ethnographie?”, questions prémonitoires qui trouvent quelques bribes de réponses dans le reportage de Radio Télé Luxembourg disponible ci dessous (des éléments sur la cabane en pétrole à 1′25″)

     
  • Naïm 7:29 pm on September 23, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: Afrique, Espace, Futur   

    Afrique / Science Fiction 

    Werner Herzog dit préparer un film de science-fiction en Afrique, Rem Koolhaas dit des villes africaines qu’elles sont le futur des villes occidentales.

    En attendant d’autres développements, un futur (probable) : l’aventure spatiale à budget réduit :

     
  • Naïm 5:39 pm on May 15, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , Géométrie,   

    The inescapable experience of transition, part.2 

    La scénographie de l’exposition “The inescapable experience of transition” pose un certain nombre de problèmes qui englobent à la fois celui de l’exposition d’oeuvres, mais aussi et surtout des rapports entre celles-ci puisque ce rapport est sensé parler pour les curateurs, dégager un propos plus général.

    Il y a dès le départ l’idée d’un pôle, un centre qui donne les clés de lecture du sens de la disposition des oeuvres. Ce centre est habité d’un poste informatique ou l’on peut avoir accès au contenu du blog de la saison 18. En périphérie sont disposées les oeuvres : écrans et supports graphiques.

    Ce rôle central est vite écarté au profit d’une polarité extérieure, décentrée. Un point de vue au sens optique du terme. L’emplacement du pôle blog est donc délibérément situé en dehors de la pièce d’exposition derrière la vitrine qui sépare l’espace d’exposition du reste du Centre National d’Art Contemporain de Grenoble.

    centre_decentre

    La vitrine fait alors office de prisme de lecture des oeuvres, par l’utilisation de films colorés placés sur la vitrine. Ainsi d’un point de vue ce qui passe à l’intérieur est directement lisible (en rapport avec le propos des curateurs).

    prisme

    Le mobilier qui reçoit les oeuvres est alors disposé selon les contraintes de visibilité et les contraintes érgonomiques liées à la réception des oeuvres… Ci dessous un premier essai :

    essaiscenotransition

     
  • Naïm 9:00 pm on April 27, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: 1982, Bossis, , France Allemagne, Séville, Villeurbanne   

    Refaire un coup de pied au but 

    Un essai dans le cadre du projet Refait dont on trouvera le détail ici

    Le penalty raté de Bossis joué sur un parking du campus de la Doua à Villeurbanne (69).

    Avec :
    Julien Perrin – L’arbitre
    Philippe Zerr – Le Français
    Aurélien Offner – L’Allemand

    Caméraman : Mattias Pagès

     
  • Naïm 1:43 pm on April 8, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: DiscoKids, , Recyclart   

    Mai Vert / Mai Belge 

    Pied la Biche sera à Bruxelles du 03 au 10 mai 2009 pour deux actions d’incrustation sur fond vert. Actions dérivées des premiers frushtuks de l’histoire du collectif.

    Rappellons les règles de celui-ci :

    Le FRUSHTUK est une discipline olympique d’intérieur qui consiste à mettre le candidat devant une caméra avec un air de musique qu’il affectionne (en secret) de lui demander de jouer ce morceau (en playback) et d’incruster une image en fond et en corrélation avec sa performance artistique.”

    Deux actions sur ce thème donc :

    1. Human Scopitone

    3 matins dans le marché aux puces de Bruxelles (situé dans le quartier des Marolles). Une régie mobile, un tube, un fond vert, des objets… Une scène.

    Basic RGB

    2. Disco Kids

    Dans le cadre de l’événement enfantin, une variation sur le thème de l’incrustation avec enfants. Miroir magique et ruptures d’échelles…

    discokids_flyer

    Pour d’autres beautés graphiques de ce genre voir le site d’Oreli, créatrice du flyer de DiscoKids

     
  • Naïm 6:00 pm on March 28, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , Remake   

    Refaire un match 

    Refait consiste en la reconstitution exacte, la captation et le montage d’une séquence de match issue de l’histoire du football. La séquence aura comme cadre l’espace urbain de Villeurbanne. Il s’agira donc de décaler le cadre “naturel” du jeu de foot pour le remplacer par celui des aménagements de la commune. Chaque plan de la séquence prendra place sur un où plusieurs lieux; la continuité de l’action sera assurée par le montage. Les lieux choisis seront donc les laboratoires d’une appropriation inhabituelle bien que temporaire de l’espace.

    Les acteurs/ joueurs seront des habitants de Villeurbanne.

    Les moyens de captation s’approcheront le plus possible des conditions de captation initiales des actions reconstituées (nombre de caméras, angles de vue etc.).

    Le choix de la séquence à reproduire s’est portée sur les prolongations du match de coupe du monde France Allemagne joué à Séville en 1982. Ce match reste un moment dramatique d’une intensité rare dans l’histoire du sport, comme l’énonce Pierre Louis Basse dans son ouvrage Séville1982 qui est consacré entièrement au sujet : « Séville est à part. Moi, je le range définitivement dans le musée imaginaire du football. Dans cinquante ans, les enfants s’en donneront encore à cœur joie. Ils se bousculeront devant les images, afin d’observer ce qu’une défaite peut avoir de grandiose lorsque le champ de bataille est à la hauteur […]. D’une certaine façon, Séville n’est même plus un rendez-vous manqué. C’est un combat figé dans l’histoire du sport. »

    Dans l’ensemble des prolongations, un extrait d’un quart environ sera choisi pour être reproduit à Villeurbanne au mois de juillet 2009.

    Projet porté par Pied la Biche dans le cadre de la résidence EnCourS (résidence portée par le collectif KompleXKapharnaüm : komplex-kapharnaum.net/)

     
  • Naïm 4:13 pm on March 28, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: Contrôle, Foucault, Panoptique   

    La pouponnière 

    Un samedi matin ou je me réveillais dans un appartement inconnu à Bruxelles je suis tombé nez à nez avec une de ces vieilles compilations de journaux d’époque (ici l’intégrale d’un journal illustré entre 1800 et 1945). En feuilletant l’un des tomes j’ai pu découvrir des gravures étonnantes qui mettent en avant des dispositifs de contrôle des individus (plans et coupes d’un négrier, schémas de champ de bataille etc.).
    Parmi ceux-ci la pouponnière présente une richesse d’interaction et une configuration spatiale assez étonnantes.

    Ci dessous la gravure prise en photo avec en superposition des lignes qui mettent en évidence les liens entre les deux bonnes et l’ensemble des enfants au travers de l’objet architectural.

    donnemoiamanger

    Ce que permet le dispositif c’est un contrôle par deux personnes uniquement et de la nourriture, d’un grand nombre d’enfants (ici 15).
    Pour ce faire, il faut considérer tout d’abord que les organes des différents acteurs du dispositifs sont extraits (il fonctionnent par couples). Donc on trouve un couple oeil-main (les deux bonnes qui donnent à manger, l’oeil sert à disposer la nourriture au bon endroit), un couple main-bouche (les enfants qui mangent, les mains des bonnes leur portent à leur bouche les aliments) et enfin un couple oeil-oeil (qui relie les bonnes et les enfants).
    Il y a donc un circuit double de contrôle : oeil-oeil et main-bouche.

    Ce circuit est complété par un dispositif matériel formé d’une séparation centrale et de deux enclos périphériques qui servent à parquer les enfants qui ne mangent pas.

    L’époque (ce que Foucault nomme les sociétés de surveillance) a vu émerger quantité de dispositifs de ce type dont les caractéristiques formelles récurrentes sont la circularité et la focalisation en un oeil central. Si le panoptique reste la figure la plus représentative de ces dispositifs, la pouponnière est un exemple d’un relais via d’autres organes que celui de la vue (bouche et main).

    Ceci est résumé dans le schéma ci-dessous :

    donneamangerdiagramme

     
  • Naïm 6:47 pm on March 18, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: Figure urbaine, Hybridité, LAUA, Ville   

    Figures spatiales émergentes : la ville aux frontières de l’impensé 

    lc11

    Présentation

    Ce numéro de Lieux Communs explore l’actualité des cultures visuelles de l’urbain. Alors que certaines contributions interrogent la crise de l’imagibilité urbaine – difficulté de lire la ville en raison de son éclatement ou bien profusion d’images dont nous serions plus ou moins captifs, d’autres textes proposent de questionner les prothèses à partir desquelles nous lisons, figurons et éprouvons le milieu dans lequel nous évoluons. Si l’iconicité de l’urbain contemporain est parfois interrogée, c’est dans d’autres cas les processus par lesquels nous nous représentons les espaces urbains qui retiennent l’attention. Qu’ils soient critiques ou analytiques, les articles du dossier se voient doublés d’interrogations proches portées dans la rubrique Transpositions. À partir de quels points de vue l’urbain s’organise-t-il ? Comment émerge-t-il comme un ensemble figurable ? Quels panoramas et attitudes contemplatives sont aujourd’hui à l’œuvre ? Des réponses se croisent dans les textes ici sélectionnés.

    Résumé de l’article

    Il s’agit d’interroger la prolifération de nouveaux composants formels dans le territoire périurbain contemporain. Nous appelons ces derniers “figures”, reprenant par là un terme emprunté à la psychologie gestaltiste de la perception, dans le champ de la pensée architecturale et urbaine. Par “figure”, nous entendons une entité désignée par un observateur à partir des données de son expérience sensible. Notre interrogation tient à la tendance qu’a ce territoire d’échapper à des tentatives de classement selon des catégories habituelles par lesquelles on dénomme historiquement les composantes de la ville.

    Elle porte sur des contextes face auxquels – individuellement ou collectivement – nous désignons des entités comme étant là sans qu’on puisse les définir ou les nommer précisément. Face à ces phénomènes, il s’agit de chercher des modalités de désignation communes, ce qui nous conduit à la proposition d’un dispositif : la “monographie polyvoque”.

    Pour accéder à la page de présentation de ce numéro cliquez ici

    Pour télécharger l’ensemble des résumés cliquez

     
  • Naïm 11:03 am on February 26, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , Fluid Nexus, , Nick Knouf, Paul Baran,   

    Construire une image engagée du monde (part.3) 

    Dans cette troisième et dernière partie, nous partirons de la critique du modèle arborescent, hiérarchisé qui caractérise les réseaux de communication contemporains pour en imaginer d’autres formes, non-hiérarchiques.

    Contre le modèle centralisé

    Lors du questionnement qui a suivi les premières explorations topologiques; questionnement qui nous a fait douter de la viabilité du modèle arborescent; nous sommes revenus à la lecture de Deleuze et Guattari, plus précisément à l’introduction à Mille Plateaux : le concept de Rhizome. En voici quelques traits :

    “Résumons les caractères principaux d’un rhizome : à la différence des arbres ou de leurs racines, le rhizome connecte un point quelconque avec un autre point quelconque, et chacun de ses traits ne renvoie pas nécessairement à des traits de même nature, il met en jeu des régimes de signes très différents et même des états de non-signes.

    Le rhizome est une antigénéalogie. C’est une mémoire courte, ou une antimémoire.

    À l’opposé du graphisme, du dessin ou de la photo, le rhizome se rapporte à une carte qui doit être produite, construite, toujours démontable, connectable, renversable, modifiable, à entrées et sorties multiples, avec ses lignes de fuite.

    Contre les systèmes centrés (même polycentrés), à communication hiérarchique et liaisons préétablies, le rhizome est un système acentré, non hiérarchique et non signifiant, sans Général, sans mémoire organisatrice ou automate central, uniquement défini par une circulation d’états.”

    Bien que trop souvent employé, le concept de Rhizome semble décrire l’anti-modèle adéquat au système formel arborescent qui émerge de l’analyse topologique des réseaux de communication.
    Il est intéressant de se pencher maintenant sur ces schémas de figures de réseaux proposés par Paul Baran (l’un des inventeurs d’Internet). Paul Baran propose en 1964, face aux systèmes classiques, centrés où polycentrés un modèle formel “maillé” qui s’approche du Rhizome de Deleuze et Guattari. Se faisant Baran pose les bases d’une vision de ce pourrait être Internet, et dirions nous aujourd’hui de ce qu’il n’a pas été et ce qu’il pourrait devenir.

    esad_cartescollaboratives068
    Si nous nous penchons maintenant sur les moyens pratiques de réaliser un tel modèle, nous proposons alors deux conditions :

    1. Que chaque élément de noeud du réseau soit à la fois émetteur, récepteur et relais de contenu (brisant ainsi les polarités des réseaux hiérarchisés)

    2. Que les connections puissent à tout moment s’effectuer entre un point et un autre du réseau. Il est donc difficile d’imaginer une telle condition avec des réseaux câblés. Il nous semble donc que ce soit par les ondes qu’une telle condition pourrait être satisfaite.

    A ce titre citons deux projets :
    Le premier “Fluid Nexus” proposé par Nick Knouf, qui fonctionne suivant les ondes bluetooth en utilisant un programme pour téléphone portable. Ce projet propose aux titulaires de ces programmes de pouvoir fonctionner en réseau, de proche en proche via le BlueTooth sans passer par les serveurs qui centralisent l’information téléphonique.
    Le second est en cours de développement par Pied la Biche, il s’agit du “Domaine” fonctionnant sur un modèle proche en proche relativement similaire à Fluid Nexus mais utilisant cette fois-ci la bande passante publique des ondes hertziennes (Citizen Band) via des modems radios.

    esad_cartescollaboratives069

     
  • Naïm 4:33 pm on February 22, 2009 Permalien | Répondre
    Tags: Conan Doyle, , Gnutella, , Topologie, ,   

    Construire une image engagée du monde (part.2) 

    Dans une première partie nous questionnions la carte collaborative sur Internet dans sa capacité de créer une nouvelle image du monde, une nouvelle connaissance territorialisée et de nouveaux usages du territoire. Ces questions ont amené à l’élaboration de dispositifs dont l’interface Wikibivouac. Néanmoins celle-ci au delà de son aspect manifeste ne semble pas répondre à toutes les questions qu’elle veut soulever.
    Wikibivouac a été précédé d’un autre projet quasi similaire : Grenoble Invisible qui se voulait une carte collaborative des lieux inoccupés de l’agglomération grenobloise (projet aujourd’hui hors d’usage). Celui-ci était dirigé vers une portée pratique : permettre à certaines populations (issues du monde du squatt) de trouver et échanger à propos de lieux à occuper. Dans cette optique il était très confidentiel et quasi introuvable. Contrairement à cela, Wikibivouac a eu une bien plus grande visibilité (et se réclamait même de cette visibilité pour faire entrer ces questionnements dans d’autres dimensions). Bien que très intéressant du point de vue théorique Wikibivouac s’est heurté à la question de la confidentialité (n’est-il pas inopportun de dévoiler des points d’usages autres du territoire à tous, risquant ainsi de les faire tomber dans des mains malveillantes?). Ainsi Wikibivouac peine à trouver une portée pratique réelle, la plus grande visibilité faisant certainement perdre en efficacité.

    Néanmoins retourner vers les stratégies d’invisibilité est-ce une solution? Peut-être une solution partielle mais jusqu’à quel point? Pour répondre à ces questions nous avons poussé plus loin notre approche de la diffusion de l’information, pour ce faire il nous fallait répondre à la question : “qu’est ce qui fait que l’on a besoin d’être invisible pour échapper au contrôle de l’information?”. Qui contrôle? Comment contrôle-t-on?
    Ces questions nous ont amené à déplacer notre regard plus amont de la fabrication de la connaissance en réseau, envisageant autant les circuits physiques que les questions de programmation. Ce que nous avons réalisé alors ce sont des diagrammes de fonctionnement de chacun des projets de cartographie collaborative que nous avions esquissés. Il s’agissait donc de faire la carte de ce qui nous permet de faire la carte.

    La terre, le réseau et le cerveau

    Ce changement de dimension nous a permis de ramener des questions liées à l’espace mais par un autre chemin que celui de la carte. Nous voulions dessiner la forme des réseaux, cette forme est bien spatialisé puisque les réseau ont une dimension physique, celle des câbles qui transportent les signaux électriques mais aussi la géographie de l’air si nous parlons d’ondes.
    Ainsi la terre est-elle aujourd’hui réseau, nous retombons sur ces identités de la première partie, identités liés à un modèle formel transversal.

    Voici trois images, l’une de connexions neuroniques, l’autre du réseau Internet, la dernière enfin est un modèle de la structure formelle de l’Univers :

    esad_cartescollaboratives060
    esad_cartescollaboratives058

    esad_cartescollaboratives059

    Il y a analogie (et pas que formelle mais aussi dans les questionnement liées aux études topoplogiques sur chacun de ces trois mondes). Ainsi les questions que l’on se pose sont-elles transversales aux questions de réseaux de communication, d’infrastructures, mais aussi de neurosciences et d’astrophysique. Deleuze et Guattari rappellent dans Qu’est-ce que la Philosophie? cette question relative aux neurosciences : “les connexions sont-elles préétablies, guidées comme par des rails, ou se font-elles et se défont-elles dans des champs de forces?”. Cette question nous le verrons se pose aussi dans notre problème lié à la topologie des réseaux informatiques tout comme elle se pose dans l’histoire des formes territoriales, urbaines et architecturales (à ce propos voir le questionnement autour des différences entre spatialité grecque et romaine ou la stabilité des routes de l’empire s’oppose à la fluidité des chemins maritimes des cités-états dans l’article proposé ici)
    Les analogies sont donc nombreuses entre le Terre, le système nerveux et le réseau : Internet comme Cerveau Global, ou bien les hypothèse d’un système nerveux de la Terre (Conan Doyle : “le monde dans lequel nous vivons est lui-même un organisme vivant, doté, comme je le crois, d’une circulation, d’une respiration et d’un système nerveux qui lui sont propres” in “Quand la Terre Hurla”, cf. la version Ebook disponible ici ).
    Mais plus qu’une analogie il s’agit bel et bien ici d’une imbrication entre terre, réseau et cerveau (pour l’imbrication terre-réseau voir la proposition étonnante de BLDG BLOG, “Planète HardDrive” ), dans un même système d’interrelations.

    geod0003

    (Trouvez cette image dans son contexte original ici )

    La topologie pour changer de dimension

    Voici donc, pour en revenir à nos questions, trois schémas topologique de trois projets de cartographie en ligne : Grenoble Invisible, Wikibivouac et Smartmap. Sans commenter dans le détail chacun de ces schémas nous pouvons tout de même tirer quelques évolutions qui semblent se dégager. Elle concernent la plus grande ouverture en terme de flux afférents et sortants des dispositifs. Une tendance à l’ouverture et à une plus grande diversité des sources d’alimentation.

    Ceci semble satisfaisant dans un optique de déhierarchisation de la fabrication de la connaissance mais un détail nos fait douter, la présence systématique de moments de centralisation des flux. Ces “étoilements” sont liés à la configuration même d’Internet, réseau qui fonctionne par serveurs (comme tout réseau inforlatique). On a toujours des moments de centralisation de l’information, moments délicats qui sont contraires aux propositions que nous cherchons à développer.
    Ces effets de centralisation ont des répercussions concrètes puisqu’ils permettent le contrôle en un point. Et si le contrôle est rendu possible par un dispositif ont se doute bien qu’il finira par s’opérer à un moment ou un autre. Ainsi la première FlashMob qui devait avoir lieu à New York en 2003 a-t-elle été stoppée par la géographie des réseaux puisque l’événement circulant sur le Net a été bloqué à un noeud du réseau. Citons enfin les situations de conflits ou la communication avec les populations civiles sont rendues impossibles par la coupure simple des quelques noeuds de réseaux qui servent à la diffusion (le phénomène dont nous parlons embrasse les réseaux Internet mais aussi la téléphonie fixe et mobile).

    Une image enfin d’un schéma topologique du réseau Gnutella, qui se veut lui-même non hiérarchisé. On voit bien que les effets d’étoilements semblent inévitables tant que l’on reste dans le réseau Internet.

    esad_cartescollaboratives062

    C’est donc au modèle centralisé des serveurs que nous devons nous attaquer désormais afin de trouver des formes susceptibles d’y échapper.

    esad_cartescollaboratives063

     
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